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Election du Premier Secretaire du PS: Aubry l'emporte, Royal s'acharne!

Par JCG :: 22/11/2008 à 19:41 :: Général
     Il aurait été royal de s'incliner et d'accepter le résultat du vendredi 22 novembre. Ségolène ne l'est pas!
    
     La nuit du 22 au 23 novembre a été pour les socialistes du véritable Rocambole:
  • 22h00 Fermeture des bureaux de vote.
  • Entre 00h00 et 1h00, tout sourire, les partisans de Ségolène annonçait déjà 52% pour leur candidate.
  • 1h00, la tendance s'inverse, Martine Aubry est en tête, ses partisans revendiquent la victoire (seuls les résultats du Nord et de la Guadeloupe n'étaient pas encore arrivés, le Nord étant massivement favorable à Martine Aubry).
  • Entre 2h00 et 3h00, Royal reproche aux partisans de Martine Aubry d'avoir annoncer sa victoire prématurément (chose que ses propres partisans à elle avaient déjà fait une heure plus tôt).
  • La direction du PS reste couate.
  • Au matin, François Hollande annonce 42 voix d'avance en faveur de Martine Aubry.

     Ségolène Royal ne décroche pas. Manuel Valls, son lieutenant, non plus.
     Ils accusent des pratiques frauduleuses dans les fédérations du Nord et de Seine-Maritime, martèlent que la victoire de Royal est "inéluctable".

     Mais les militants socialistes sont habitués à la mauvaise foi de Ségolène.
     Mauvaise perdante, en 2007, après son échec aux présidentielles face à Nicolas Sarkozy, n'avait-elle pas tenu un discours de victoire? n'avait-elle pas mis plusieurs jours (voire mois) à reconnaître sa défaite?
     Royal, Valls, et Peillon proposent désormais un nouveau vote (le troisième).
     Peut être pourrait-on déjà en prévoir un quatrième au cas où le scrutin serait défavorable encore une fois à Ségolène Royal. Comme on respecte bien la démocratie dans les rangs de Ségolène!
     Quant aux fraudes, les partisans royalistes devraient sur ce point se faire discrets. Car si le Nord n'est peut être pas tout blanc, certaines sections du sud sont encore plus suspectes. En effet, combien de votants n'ont pas payés une a deux années de cotisation?
     Or, on le sait bien, ces gens qui doivent régler leur cotisation se sont inscrit en 2006, afin d'élire Ségolène Royal lors des Primaires socialistes pour les Présidentielles. Il semble que ces mêmes votants soient revenus aux urnes pour réélire leur icône. De là à savoir si ceux-là ont bien été mis-à-jour de cotisation dans toutes les sections? Rien n'est moins sûr!

     Une chose est certaine, cette finale est la cerise sur le gâteau de cette élection socialiste. Non contente d'avoir générer une dérive mystique et populiste de son Parti, Ségolène Royal a enfin réussi a lui donner le coup de grâce. L'UMP apprécie!

PS: Je propose à Ségolène Royal, déçue du résultat que lui octroient les militants, d'appliquer la Solution de Brecht!

Christian Vaneste blanchi par la Cour de Cassation

Par JCG :: 13/11/2008 à 1:19 :: Général
     Une grosse blague? un poisson d'avril sous la pluie de novembre? Un coup de fil de Rachida?

     Qui sait ce qui est passé par la tête de la Cour de Cassation qui, le mercredi 12 novembre 2008, a annulé la condamnation de Christian Vaneste, député UMP, par le Tribunal correctionnel de Lille (confirmée par la Cour d'Appel de Douai) pour propos homophobes.

     Christian Vaneste avait déclaré en janvier 2005 à la Voix du Nord que "[l'homosexualité  était inférieure à l'hétérosexualité. Si on la poussait à l'universel, ce serait dangereux pour l'humanité".
     La Cour de Cassation a tout simplement jugé que cette déclaration ne dépasse pas les limites de la liberté d'expression.
     M. Vaneste s'est déclaré satisfait de ce jugement, et a félicité la victoire de la liberté d'expression et de la démocratie.

     Pourtant, il me semble ici que la démocratie a été rudement mise à mal.
     Dire qu'un homme est inférieur à un autre (que ce soit une question de sexualité, de couleur, de religion...), ne me parait pas très démocratique. Utiliser le bouclier de la liberté d'expression pour pouvoir livrer de pareilles inepties est intolérable, indigne d'un élu du peuple.

     Pour nous réconforter,  tournons-nous vers Jean-Paul Sartre : être accusé c'est d'emblée et pour toujours être sali, même après avoir été blanchi.

     PS: Dans le même temps, on apprend les propos de Gérard Languet (UMP, encore), qui a fait devant M.Darcos un rapprochement plus qu'inquiétant entre homosexualité et pédophilie."C'est extrêmement réjouissant de savoir que l'on promeut en effet des formes nouvelles de sexualité dans l'école et qu'on combat en même temps la pédophilie… Il y a quand même un moment où il faut savoir sur quelles valeurs on s'arrête..." (03 juillet au Sénat).

De la Fonction publique

Par JCG :: 07/11/2008 à 0:54 :: Général
     Alors que la crise financière bat son plein beaucoup, à gauche, se délectent de voir le gouvernement (ou dois-je dire le Président... cela est un autre sujet) faire intervenir de plus en plus l'Etat, en pratiquant des pseudo-nationalisations. Mais que ceux-là ne se leurrent pas trop! Ou ils ne sont pas socialistes!

     Car si le gouvernement trouve de l'argent pour soutenir ses banques, il en manque toujours pour sauver la fonction publique, dont les effectifs sont en perpétuelle diminution, et dont les deniers sont drastiquement comptés.
     S'il faut prouver que le socialisme n'est pas mort, la défense de la fonction publique en serait certainement l'argument le plus judicieux. Car, d'avoir essuyé tant de coups, d'avoir reçu tant de balles, d'avoir souffert tant de réformes destinées à la "sauver", la fonction publique bat de l'aile, étouffe, s'asphixie!
     De fait les gouvernements, de droite notamment et en particulier l'actuel, ont réussi à faire croire aux citoyens que les services publiques sont inefficaces (dans le sens de "l'efficacité compétitive"), onéreux et insolvables.
    
On est évidemment en droit de se poser la question: Le pacte social, garantit par l'Etat, serait-il mort? et d'ailleurs, à quoi sert un Etat qui délaisse la fonction publique?
     Le Pacte Social est le contrat tacite qui unit l'ensemble des citoyens. Il garantit la prospérité ainsi que la sécurité des citoyens. L'Etat, représentant du peuple, en est le garant.
     Or, on ne peut guère se résoudre à croire que l'objectif de cette union citoyenne serait de former une sorte d' "hyper-entreprise", dont l'Etat serait la "management-team", et qui aurait en tête l'hyper-compétitivité, le profit à tout prix.

Nous en sommes là aujourd'hui!

     Le socialisme n'est pourtant pas un gros-mot!
     L'idée selon laquelle l'union des citoyens, le pacte social, doit d'abord servir les citoyens eux-mêmes et non le capital est-elle à ce point grossière?
     Le Pacte Social, n'est-ce pas d'abord se protéger les uns les autres?
     N'est-ce pas garantir l'accès gratuit aux soins pour tous, car nous sommes tous susceptibles d'être malade un jour?
     N'est-ce pas garantir un logement à tous, car nous pouvons tous nous retrouver à la rue?
     N'est-ce pas garantir la même éducation pour tous, car seule l'instruction permet l'épanouissement du peuple?
     N'est-ce pas garantir la justice accessible à tous car nous pouvons tous être frappé d'injustice?
     Etc.

     Non, ce pacte ne me paraît pas désuet. Il est le seul à pouvoir justifier l'Union citoyenne, c'est-à-dire la nation, et donc l'Etat.
     Pourquoi ce contrat aujourd'hui parait-il caduque? ou en voie de caducité?
     La fonction publique est beaucoup trop importante, signifie beaucoup trop de garanties pour le citoyen,  pour la réduire seulement à une variable purement comptable! C'est là le pire affront fait au peuple!

  Tant qu'il y aura des urnes... 

Bertolt Brecht, La Solution.

Par JCG :: 29/10/2008 à 16:07 :: Citations
« J'apprends que le gouvernement estime que le peuple à 'trahi la confiance du régime' et 'devra travailler dur pour regagner la confiance des autorités'. Dans ce cas, ne serait-il pas plus simple pour le gouvernement de dissoudre le peuple et d'en élire un autre ? »

Harlem Désir, contre le fichier EDVIGE

Par JCG :: 09/09/2008 à 16:18 :: Citations
"Le rôle des pouvoirs publics n'est pas d'envoyer le signal comme quoi ses citoyens représentent une menace pour l'ordre public."

c

Article et définitions du Wiktionnaire, le dictionnaire libre.

Caractère

c

  1. Troisième lettre et seconde consonne de l’alphabet latin (minuscule).

Voir aussi

→ voir C : majuscule
→ voir с : « esse », dix-huitième lettre de l’alphabet cyrillique, qui se prononce comme le S romain (Unicode 0x0441, majuscule С 0x0421).

Convention internationale

Symbole

c invariable

  1. (Métrologie) Symbole du préfixe centi- du Système international.
  2. (Métrologie) (Canada) Symbole de la tasse (unité de mesure) (de l’anglais cup).
  3. (Métrologie) (Canada) Symbole du demiard (unité de mesure).

Voir aussi

Français



Symbole

c

  1. Symbole de centime.

Lettre

c masculin invariable

  1. Troisième lettre de l’alphabet.

Note
Le c se prononce /s/ devant e, i, y, /k/ devant a, o, u ou toute consonne, sauf le h, avec lequel il se prononce /ʃ/.

Prononciation

  • France (Paris) : [se] écouter « c »
    Image:Fr-C-fr-Paris.ogg

Paronymes

Voir aussi

→ voir c., C, ç et Ç
  • c sur Wikipédia Article sur Wikipédia

Anglais

Lettre

c

  1. Troisième lettre de l’alphabet (majuscule).

Espagnol

Lettre

c féminin invariable

  1. Troisième lettre de l’alphabet espagnol.

Synonymes

Voir aussi

Le Tonneau de la Haine, C.Baudelaire

Par JCG :: 16/04/2008 à 11:34 :: Général

     Aujourd'hui, après plusieurs semaines de mutisme, un petit poème magnifique de Charles Baudelaire qui, s'il n'est pas mon poète favori, en reste toutefois l'un des meilleurs.

 

 

Le Tonneau de la Haine

 

 

La haine est le tonneau des pâles Danaïdes ;

La vengeance éperdue aux bras rouges et forts

A beau précipiter dans ses ténèbres vides

De grands seaux pleins du sang et des larmes des morts,

 

Le Démon fait des trous secrets à ces abîmes,

Par où fuiraient mille ans de sueurs et d'efforts,

Quand même elle saurait ranimer ses victimes,

Et pour les pressurer ressusciter leurs corps.

 

La Haine est un ivrogne au fond d'une taverne,

Qui sent toujours la soif naître de la liqueur

Et se multiplier comme l'hydre de Lerne.

 

-Mais les buveurs heureux connaissent leur vainqueur,

Et la Haine est vouée à ce sort lamentable

De ne pouvoir jamais s'endormir sous la table.

 

 

in Les Fleurs du mal, "Spleen et Idéal".

UMP, l'art du slogan qui en dit long...

Par JCG :: 07/02/2008 à 6:46 :: Général

     Bus 80, direction Champs Elysées, passage obligatoire: rue La Boétie, où se trouve le joyeux siège de l'UMP. D'aucuns croient encore qu'il s'agit de l'Union pour la Majorité Présidentielle, ce qui en soit, n'est pas faux. Sarkozy nous avait promis du changement, l'UMP a effectivement changé de slogan depuis les présidentielles. Chapeau!

 

     A l'UMP, question slogan on s'y connaît, et on livre un peu toujours la même verve d'ailleurs. On se rappelle évidemment l'arithmético-sarkosyste "Travailler plus pour gagner plus!" - à ce propos, merci au Courrier International n°896 de titrer si ingénieusement "Travailler moins pour gagner moins et vivre mieux" - on n'aura évidemment guère oublié ce fameux sourire si feint et apaisant devant cet " Ensemble, tout devient possible" - qu'on m'explique d'ailleurs qui est cet "ensemble" (droite et extrème droite je suppose?) et ce "tout" (réduire drastiquement le nombre de fonctionnaires? de magistrats? d'infirmières? ruiner l'hôpital? privatiser la sécurité sociale? donner Dieu comme réponse à toutes ces questions?)...

 

     Rue la Boétie, j'en reviens, on affichait encore il y a un an "Imaginons la France d'après...", toujours sans indiquer qui était ce "nous", et sans indiquer non plus ce qu'était la "France d'avant" (que l'UMP gouvernait déjà d'ailleurs...).

     Après les élections présidentielles: On reprend la même banderole, on change juste le slogan "Ensemble, pour faire gagner la France...". Les cerveaux en fusion, ou la plume de Guaino qui sait, nous ont pondu un rare chef-d'oeuvre de médiocrité.

 

     Toujours ce cher "Ensemble", qui rassemble davantage par la négative d'ailleurs. Cet "ensemble", ce sont les non-communistes,les non-socialistes, les non-immigrés, les non-pauvres, les non-athées... bref un "ensemble" davantage défini parce ce qu'il n'est pas que parce qu'il est vraiment.

     La cerise sur le gateau, on me passera l'expression, c'est ce "gagner". Grammairiens que nous sommes tous, nous attendons (nous, les autres), notre complément d'objet (le fameux COD). Faire gagner QUOI? Voilà la vraie question!

 

     Tout de go, on nous annonce (on nous avoue?) que nous sommes engagés dans une sorte de compétition (européenne? mondiale? universelle?) qu'il va falloir remporter, et dont beaucoup se passeraient bien.

     Ne soyons pas naïfs ou de mauvaise foi, cette compétition nous la connaissons, c'est celle du capitalisme évidemment. Elle existait déjà sous Chirac, sous Mitterrand également, etc.  Ce qui différait, c'était la façon d'appréhender ce capitalisme, un capitalisme que l'on souhaitait régulé, afin de protéger contre ces mauvais côtés.

 

     Or ce qui nous est dit aujourd'hui n'est pas la même chose.

 

     Ce slogan "Ensemble, pour faire gagner la France!" n'a pas été choisi au hasard. Au contraire, il a été mûrement étudié. Et ce qu'il dit est sans équivoque: si autrefois on régulait le capitalisme pour l'adapter (bon gré mal gré) aux citoyens, aujourd'hui c'est au citoyen de se mettre au service du capitalisme national, pour le faire gagner. Les réformes engagées jusqu'à aujourd'hui vont d'ailleurs toutes dans ce sens.

     Il y a fort à craindre. Aucune ligne d'arrivée n'étant tracée, l'on conviendra aisément qu'il s'agit d'un jeu auquel on risque de perdre beaucoup, et dont on est loin de voir le bout...

Sicko, de Michael Moore.

Par JCG :: 16/09/2007 à 14:45 :: Général

     C'est avec un enthousiasme modéré que mardi soir j'allai voir le nouveau film de Michael Moore, Sicko. J'en suis ressorti souriant et instruit.

     Du grand Michael Moore, évidemment, et donc un thème de société actuel. Et non l'un des moindres: la Sécurité Sociale, l'assurance maladie.

 

     Car si on nous sert de plus en plus la "Sécu" comme un boulet économique en France, boulet dont certains politiques (de droite notamment, comment l'occulter?) se débarasseraient bien, on oublie bien souvent de regarder ce qui se passe hors de l'Hexagone.
     Certes, en France, la Sécu est malade. Lors les franchises, déremboursements et autres manipulations politico-économiques - bref les mesures du dit  "redressement du déficit" - ne cessent de se succédés. Cela ne masque rien: au final les Français paient de plus en plus, l'Etat lui se déresponsabilise sournoisement. Objetcif: asphixie de l'assurance maladie publique et privatisation inéluctable.
    

     Même si je crois les Français profondément attachés à leur Sécurité Sociale, la pillule passe. Lentement, certes, mais elle passe.
    

Aller voir Sicko au cinéma ne serait pas un vaccin superflu!

 

*

 

Autre pays, autre continent: les Etats-Unis d'Amérique.
Problème mis en cause: l'Assurance maladie, privée.
Origine du problème: l'Argent, la compétitivité, le profit.

 

 

      Michael Moore étudie le système social de santé étatsunien. Il en fait un constat accablant. Car sans parler des quelques cinquante millions d'Etatsuniens non assurés pour qui le moindre acte médical s'assimile à une ponction budgétaire défiant toute concurrence, on s'aperçoit que les 300 autres millions, eux assurés, ne sont pas mieux lotis! Pis, les assurances, à l'appétit insatiable, n'hésitent pas à refuser le financement d'actes chirurgicaux nécessaires, voire vitales, aux malades, en vue d'éviter la dépense.

Raisons avancées: tout et n'importe quoi, les excuses sont d'ailleurs parfois surprenantes!

 

     En clair, Michael Moore nous apporte un film-documentaire intéressant et non dénué d'humour. Il y révèle les dessous morbides voire macabres du système de santé sociale de la plus grande puissante du monde, via des témoignages émouvants, parfois insupportables.

     En outre, il fait un petit tour du monde des systèmes de santé publiques, en passant par le Canada, l'Angleterre, Cuba, et bien évidemment la France! C'est d'ailleurs à notre pays que le réalisateur attribut la première place, y voyant un système de solidarité incroyable, voire inimaginable.
    

     On pourra néanmoins lui reprocher d'y occulter les problèmes que connaît notre service publique: le fameux "trou de la Sécu". Toutefois, le but n'était pas d'y éclairer l'aspect économique mais de montrer que la solidarité dans le domaine de la santé était possible, que cela marchait.
     L'Américain va même plus loin: dans une société civilisée et dévelopée, chacun ne devrait-il pas avoir gratuitement accès aux soins?

 

     Une leçon formidable sur laquelle chaque français devrait méditer avant qu'un gouvernement n'arrive enfin à enterrer une fois pour toute leur "Sécu" adorée!

Nicolas XIV

Par JCG :: 25/07/2007 à 14:46 :: La Blague

Vive l'ouverture!

Par JCG :: 25/07/2007 à 14:44 :: La Blague

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